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SAMEDI 12 JUILLET, 8e ÉTAPE : TOMBLAINE - GÉRARDMER (161 KM)

Il y aura déjà eu quelques côtes en Angleterre, du côté de Sheffield, lors de la 2e étape, mais cette 8e étape est bien celle des premiers cols. La journée sera pourtant longtemps très plate, avec 135 kilomètres dans la plaine depuis Tomblaine, dans la banlieue de Nancy, jusqu’au pied des Vosges. Mais le final est d’un tout autre acabit, avec trois ascensions en seulement 25 kilomètres. D’abord le col de la Croix-des-Moinats, 7,6 km à 6% de moyenne, plutôt roulant. Puis le col de Grosse Pierre, court (3 kilomètres seulement) mais raide, avec une moyenne trompeuse de 7,5% : le pied et le sommet sont en fait quasi plats, mais entre les deux il y a un long passage à plus de 10%, avec des pentes allant même jusqu’à 16%. On devrait y voir de premières défaillances et de premières banderilles, car le sommet n’est qu’à 11 ki lo mètres de l’arrivée : un peu plus de 9 en descente puis, sans aucun répit, la montée finale, du centre de Gérardmer à la station de La Mauselaine, où il faudra avoir du punch. L’ascension ne dure en effet que 1 800 mètres, à 10,3% de moyenne, maximum 13%... Les grimpeurs explosifs seront à la fête, tandis que ceux un peu plus « diesel » pourraient y perdre un temps précieux.

DIMANCHE 13 JUILLET, 9e ÉTAPE : GÉRARDMER - MULHOUSE (166 KM)

Des trois étapes vosgiennes, c’est celle qui devrait faire le moins de dégâts, ce qui ne la rend pas moins difficile pour autant. Il y aura beaucoup de difficultés entre Gérardmer et Mulhouse, dont le col de la Schlucht, abordé d’entrée, mais aussi la côte de Gueberschwihr et le Marikstein. Une journée façon montagnes russes, donc, mais qui s’achèvera par une longue descente puis un final plat, ce qui devrait annihiler toute tentativesérieuse des favoris, mais attention aux coups de bambou : un jour sans sur un parcours pareil, cela peut coûter plusieurs minutes à l’arrivée. C’est en revanche une journée parfaite pour les baroudeurs, qui devraient se battre pour prendre l’échappée du jour, car celle-ci a de fortes chances d’aller au bout.

LUNDI 14 JUILLET, 10e ÉTAPE : MULHOUSE - LA PLANCHE DES BELLES FILLES (161 KM)

C’est l’étape reine des Vosges, et peut-être même de ce Tour de France 2014. Et en plus, elle a lieu le jour de la fête nationale française, un 14 juillet, comme une assurance de plus de vivre une journée exceptionnelle. Cette 10e étape de la Grande Boucle, placée à la veille du premier jour de repos et donc après neuf premières étapes sans répit, est extrêmement difficile, du début à la fin. Car l’ascension finale aurait pu suffire : la montée de La Planche des Belles Filles est terrible, et en 2012 elle avait été abordée sans réelle difficulté au préalable et cela ne l’avait pas empêchée de faire de gros écarts (le dixième à une minute). Mais elle est ici précédée de six autres difficultés, et pas des moindres : le col du Firstplan (8,3 km à 5,4%), le Petit Ballon (9,3 km à 8,1%), le col du Platzerwasel (7,1 km à 8,4%) dans la première moitié de l’étape, puis le col d’Oderen (6,7 km à 6,1 %), le col des Croix et le col des Chevrères (3,5 km seulement, mais à 9,5% !) dans le final. Avant, donc, cette montée finale de La Planche des Belles Filles, abordée sans transition sur le plat ou presque. Longue de 6 ki lomètres, cette ascension est à 8,5% de moyenne, mais l’essen - tiel de sa pente est en fait au-dessus des 10%. Ce sont surtout ses 500 derniers mètres qui sont redoutés : un raidard à 20% où les coureurs peuvent rester plantés et où les secondes défilent très, très vite...

Une journée pareille peut faire de très gros écarts, peut-être déjà rédhibitoires pour certains au classement général. ■

FO présent sur le Tour de France | Les Vosges à l'honneur : 3 étapes passées au crible.
Tag(s) : #Actualité

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